1. Avant d’apprendre à utiliser l’IA, apprendre à penser

Illustration façon livre pour enfants d'un jeune garçon vu de dos, portant un pull à rayures, tenant un livre ouvert d'une main et faisant flotter une sphère lumineuse de données et de mots de l'autre. Il se tient dans une salle de classe entre une bibliothèque traditionnelle à gauche et des interfaces numériques translucides à droite.

Dossier~ L’intelligence artificielle et l’école de demain > Chapitre 1 : apprendre à penser

Pendant plus d’un siècle, l’école a eu pour mission première de transmettre des connaissances auxquelles l’enfant n’avait pas accès autrement. Apprendre signifiait mémoriser, comprendre et progressivement construire un socle de savoirs permettant de devenir un citoyen autonome.

L’arrivée de l’intelligence artificielle bouleverse cette logique. Lorsque l’accès à l’information devient instantané et que les machines peuvent produire des réponses complexes, la question n’est plus seulement de savoir ce que l’on connaît, mais ce que l’on est capable de faire avec ce que l’on sait.

Cette transformation ne rend pas les apprentissages fondamentaux moins importants. Au contraire, elle semble les remettre sur le devant de la scène pour redonner une base solide à chaque élève (cf résutats PISA depuis la première édition de 2000[1]… Mais elle semble obliger également l’école à redéfinir sa mission : non plus seulement transmettre des connaissances, mais apprendre à les questionner, les analyser, les relier et les utiliser avec discernement.


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De Jules Ferry à l’intelligence artificielle : pourquoi les fondamentaux de l’école pourraient redevenir les clés de l’autonomie de demain

Et si les compétences qui permettront aux élèves de maîtriser l’intelligence artificielle étaient, en partie, celles que l’école républicaine avait déjà placées au cœur de son projet ? De Jules Ferry aux apports des neurosciences, cet article montre pourquoi les savoirs fondamentaux demeurent les meilleurs alliés de l’autonomie, de l’esprit critique et de la liberté de penser à l’ère de l’IA. Lire l’article


Écrire, lire, mémoriser : ce que l’école peut perdre en déléguant au numérique

Écrire à la main ou taper au clavier ? Lire un livre ou un écran ? Laisser un correcteur automatique faire le travail ? Derrière ces choix du quotidien, les neurosciences révèlent ce que le cerveau gagne — et perd — quand l’effort actif cède la place au numérique. Entre études solides et résultats plus discutés, et alors que les scores PISA interrogent depuis 20 ans, cet article décrypte 5 compétences fondamentales à l’épreuve des écrans. Lire l’article


NOTES :
[1] : résultats PISA depuis la première édition de 2000 :
2000 : Première édition. La France se classe autour de la 10ᵉ place dans les trois domaines (mathématiques, sciences, compréhension de l’écrit).
2003 : La France recule légèrement, se situant entre la 12ᵉ et la 15ᵉ place.
2006 : La France reste stable, autour de la 15ᵉ place.
2009 : La France se classe 22ᵉ en mathématiques, 19ᵉ en sciences et 15ᵉ en compréhension de l’écrit.
2012 : La France chute à la 25ᵉ place en mathématiques, 21ᵉ en sciences et 22ᵉ en compréhension de l’écrit.
2015 : La France se classe 27ᵉ en mathématiques, 20ᵉ en sciences et 22ᵉ en compréhension de l’écrit.
2018 : La France est 23ᵉ en mathématiques, 25ᵉ en sciences et 21ᵉ en compréhension de l’écrit.
2022 (publiés en décembre 2023) : La France recule encore, se situant au-delà de la 20ᵉ place dans tous les domaines, avec une chute historique en mathématiques (21 points de moins qu’en 2018).
2025 : Les résultats de l’édition 2025 (menée en 2024) seront publiés en septembre 2026.